SON ROLE
Le rôle de l’Académie française est double : veiller sur la langue française et accomplir des actes de mécénat.
La première mission lui a été conférée dès l’origine par ses statuts.
Pour s’en acquitter, l’Académie a travaillé dans le passé à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous ceux qui pratiquent notre langue.
Aujourd’hui, elle agit pour en maintenir les qualités et en suivre les évolutions nécessaires. Elle en définit le bon usage.
Elle le fait en élaborant son dictionnaire qui fixe l’usage de la langue, mais aussi par ses recommandations et par sa participation aux différentes commissions de terminologie.
La seconde mission — le mécénat —, non prévue à l’origine, a été rendue possible par les dons et legs qui lui ont été faits.
L’Académie décerne chaque année environ soixante prix littéraires.
Mention particulière doit être faite du grand prix de la Francophonie, décerné chaque année depuis 1986, qui témoigne de l’intérêt constant de l’Académie pour le rayonnement de la langue française dans le monde.
L’Académie attribue aussi des subventions à des sociétés littéraires ou savantes, des œuvres de bienfaisance, des aides à des familles nombreuse, aux veuves, aux personnes défavorisées ou qui se sont distinguées par l’accomplissement d’actes de dévouement ainsi qu’un certain nombre de bourses.
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SON HISTOIRE
L’Académie française fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu.
Les statuts et règlements visés par le Cardinal, avec les lettres patentes signées en 1635 par Louis XIII et enregistrées par le Parlement en 1637, consacrèrent le caractère officiel d’une compagnie de lettrés, qui se réunissaient auparavant de manière informelle.
La mission qui lui fut assignée dès l’origine était de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle devait dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire.
La première édition de celui-ci fut publiée en 1694, les suivantes en 1718, 1740, 1762, 1798, 1835, 1878, 1932-1935. La neuvième édition, dont la publication a débuté en 1992, est en cours.
’Académie tint ses séances d’abord chez tel ou tel de ses membres, puis chez le chancelier Séguier à partir de 1639, au Louvre à partir de 1672, et enfin au collège des Quatre-Nations, devenu palais de l’Institut, de 1805 à nos jours.
Au cours de ses trois siècles et demi d’existence, elle a su maintenir ses institutions, qui ont fonctionné avec régularité, hormis l’interruption de 1793 - 1803.
Le cardinal de Richelieu s’était proclamé protecteur de l’Académie. À sa mort, cette protection fut exercée par le chancelier Séguier, puis par Louis XIV et, par la suite, par tous les rois, empereurs et chefs d’État successifs de la France.
L’Institut tint sa première séance publique le 15 germinal de l’an IV. Il en fut prévu quatre par an au premier mois de chaque saison.
Cette première séance publique, tenue dans la salle des Antiques du Louvre, rassembla près de quinze cents spectateurs dont les ministres et les ambassadeurs accrédités. Elle fut considérée comme marquant la renaissance des Lettres et des Arts en France. Le sommet de la séance fut marqué par un sage discours de Daunou où celui-ci précisait que si les membres de l’Institut devaient jouir d’une liberté complète pour préparer ou inspirer des réformes, il ne lui appartenait nullement de les décréter, ce rôle étant réservé au législateur, ce qui était marquer fortement que l’Institut devait s’abstenir de toute ingérence en politique.
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LES IMMORTELS
L’Académie française se compose de 40 membres élus par leurs pairs. Depuis sa fondation, elle a reçu en son sein plus de 700 membres.
Elle rassemble des poètes, des romanciers, des hommes de théâtre, des philosophes, des médecins, des hommes de science, des ethnologues, des critiques d’art, des militaires, des hommes d’État, des hommes d’Église, qui ont tous illustré particulièrement la langue française.
Par sa composition variée, elle offre une image fidèle du talent, de l’intelligence, de la culture, de l’imagination littéraire et scientifique qui fondent le génie de la France.
Les académiciens doivent leur surnom d’immortels à la devise « À l’immortalité », qui figure sur le sceau donné à l’Académie par son fondateur, le cardinal de Richelieu.
Ils ont été, et sont aujourd’hui, habilités à être des juges éclairés du bon usage des mots, et donc à bien définir les notions et les valeurs dont ces mots sont porteurs.
Leur autorité morale en matière de langage s’enracine dans des usages, des traditions, un faste.
Le célèbre « habit vert », que les académiciens revêtent, avec le bicorne, la cape et l’épée, lors des séances solennelles sous la Coupole, a été dessiné sous le Consulat. Il est commun à tous les membres de l’Institut de France.
L’élection à l’Académie française est souvent considérée par l’opinion comme une consécration suprême.
La qualité d’académicien est une dignité inamovible. Nul ne peut démissionner de l’Académie française. Des exclusions peuvent être prononcées par la Compagnie pour de graves motifs entachant l’honneur ; ces exclusions au cours de l’histoire ont été rarissimes.
Le dictionnaire
a préparation à la neuvième édition du dictionnaire est effectuée par le Service du Dictionnaire, qui soumet ses travaux à la Commission du Dictionnaire, composée de quatorze membres, chargée de la révision de la précédente édition et de l’élaboration définitive .
Le Dictionnaire de l’Académie n’est pas une encyclopédie. On y chercherait vainement l’ensemble du vocabulaire des techniques et des sciences. Il est traditionnellement un dictionnaire de l’usage, qui s’enrichit à chaque édition et enregistre les modifications et les évolutions constatées.
Rocamadour
Rocamadour est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées. Son nom vient des reliques d'Amadour, dont le corps a été découvert intact au cœur du sanctuaire marial en 1166, devant l'entrée de la chapelle miraculeuse. Les habitants sont les Amadourien(e)s.
ROC-AMADOUR est un lieu accroché au flanc d'une énorme falaise :
la "Roche Majeure"; falaise située face à l'Est, prête à recevoir les premiers rayons du soleil qui venaient éclairer et réchauffer les grottes - ou abris sous roches - que comporte cette falaise. Qui éclaire aujourd'hui le coeur de ce Lieu : la Cité Religieuse, le Sanctuaire de Notre-Dame et la ville qui s'étend sous ses pieds tout le long de la roche.
Pourquoi Amadour ? Cette "Roche Majeure" était aussi et surtout appelée : "ROC-AMADOUR" (le Roc d'Amadour) "le Rocher de l'amoureux" ou "l'amoureux du Rocher".
Mais qui pouvait bien être cet "amoureux" ? Tout simplement l'un de ces "ermites" amoureux de la nature - non simplement par écologie - mais surtout par goût du silence, de la solitude et qui avaient compris que la nature possède une richesse insoupçonnée : savoir lire et contempler dans la beauté de la Création la Présence mystérieuse de l'Auteur d'un tel chef-d'oeuvre : DIEU.
Ici en un temps reculé ( fin 10e s. - 11e s. ) se trouve blottie dans un abri sous roche un humble et petit Oratoire en l'honneur de la Vierge Marie. Le rocher en cet endroit a été fermé ce qui forme une chapelle en partie abritée par le roc.
Rocamadour possède un pèlerinage très ancien à la Vierge Marie sous l'apparence d'une Vierge noire dont le corps était autrefois couvert de plaques d'argent, puis d'un manteau, comme Notre Dame du Puy ou Notre Dame de la Daurade à Toulouse. Cette statue est dans l'une des chapelles dans les sanctuaires à pic, sur les gorges de l'Alzou.
De dimension européenne comme l'atteste le Livre des miracles du XIIe siècle, il perdit en notoriété après le passage iconoclaste de mercenaires protestants en 1562. Une nouvelle fois pillé sous la Révolution, les sanctuaires de Rocamadour furent entièrement restaurés au XIXe siècle, ce qui leur évita une ruine complète.
L'épreuve finale de ce pèlerinage consistait à gravir à genoux les 216 marches conduisant à la cité religieuse (qui comprend 7 églises, et 12 autres que les restaurations du XIXe siècle n'ont pu relever). Enfin parvenus à l'intérieur des sanctuaires après cette ascension, les pèlerins laissaient en ex-voto divers objets. Les plus connus restent les fers de condamnés libérés de leurs chaînes, les bateaux de marins sauvés et reconnaissants, ou les plaques de marbre gravées et accrochées au mur de la chapelle aux XIXe siècle et XXe siècle.
Bien plus que les reliques du corps d'Amadour, le succès du site vint des miracles de la Vierge noire dont la cloche miraculeuse signalait, par son tintement, le sauvetage en mer de marins. Cette reconnaissance du monde des marins valut à Notre Dame de Rocamadour d'être vénérée dans plusieurs chapelles comme au Finistère ou au Québec.
L'Église encouragea également ce pèlerinage par l'attribution à perpétuité d'indulgences plénières aux personnes qui recevraient les sacrements de la pénitence et de la communion à Rocamadour. Les plus célèbres sont celles des grands pardons, lorsque la Fête-Dieu arrive le jour de la St Jean-Baptiste (24 juin).
L'ERMITE SAINT AMADOUR
Ermite venant se plonger dans le silence pour que son cœur entende Celui que son cœur cherche.
Ici, la présence de grottes en cette falaise éclairée dès le soleil levant, la présence de l'eau au pied du rocher peuvent nous donner à penser que ce lieu est habité depuis fort longtemps comme peuvent en témoigner quelques traces découvertes y compris dans les environs immédiats.
On peut aisément comprendre que des Ermites - chercheurs de Dieu - sont aussi venus s'installer ici. Ce lieu était ainsi connu pour en avoir reçu - un jour - le nom de : "Rocher de l'Amoureux"
Ermites "amoureux" de ce lieu privilégié. En 1166, une personne avant de mourir avait exprimé le désir d'être enterrée dans le sol du deuil du petit Oratoire de Notre Dame : en soulevant la dalle d'une tombe pour y déposer son corps, c'est la surprise de découvrir le "corps parfaitement conservé d'un homme". Effectivement les parvis (terrasses rocheuse) de cette falaise étaient lieux de sépultures.
Le corps ainsi trouvé fut recueilli et conservé précieusement et vénéré comme étant celui de Saint AMADOUR : autrement dit comme l'un de ces Ermites - Amoureux du Rocher - ayant vécu ici même et qui peut être avait laissé quelque souvenir dans les esprits.
Dans les années 1150 se réalisent d'importants travaux pour assurer logement, défense, recueillement et lieux de dévotion autour de la petite chapelle. Se bâtit de cette façon la "Cité Religieuse" qui était "le Fort" au Moyen âge.